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Secteur Electricité : recrutement et emploi

Électricien bâtiment, électricien industriel, technicien photovoltaïque, chef d'équipe électricité, conducteur de travaux électricité : l'électricité recrute sur ses 5 métiers en 2026, portée par l'extension du périmètre électricien vers l'électromobilité (IRVE) et le photovoltaïque. OneTilt, cabinet de recrutement BTP, vous accompagne en Île-de-France.

185 501 Points de recharge IRVE ouverts au public en France fin décembre 2025 (Données Gireve / Ministère de la Transition écologique)
1,23 M installations photovoltaïques raccordées au réseau en France fin septembre 2025 (Enedis / Ministère de la Transition écologique)
220 000 Emplois dans la filière électrique-construction en France (installation, intégration, maintenance) (FIEEC, chiffres-clés 2024-2025)
Mis à jour le 27/05/2026 · Rédigé par l'équipe One Tilt, expert du recrutement BTP

Métiers, marché et formations de l'electricité

Recrutement et offres en Electricité en 2026

L’électricité regroupe le courant fort (énergie, éclairage, chauffage), le courant faible (télécoms, data, sécurité) et désormais l’électromobilité (IRVE) et le photovoltaïque. Cinq métiers structurent le secteur chez OneTilt. Côté installation : électricien bâtiment (résidentiel, tertiaire, copro) et électricien industriel (armoires, automates, process). Côté spécialité ENR : technicien photovoltaïque. Côté encadrement : chef d’équipe électricité et conducteur de travaux électricité.

Le marché pèse 220 000 emplois directs sur le volet construction (FIEEC, chiffres-clés 2024-2025), sur 600 000 emplois totaux de la filière électrique française. Il progresse sous l’effet de deux tendances structurelles : 185 501 points de recharge IRVE ouverts au public fin 2025 (+20 % sur un an, Avere-France) et 1,23 million d’installations photovoltaïques raccordées fin T3 2025 pour 26 395 MW (Enedis / Ministère de la Transition écologique).

En Île-de-France, quatre moteurs alimentent les recrutements. Le Plan IRVE Île-de-France et l’obligation de pré-équipement des parkings tertiaires (article L111-3-8) déclenchent un flux d’installations continu. La solarisation des toitures commerciales et des ombrières de parking, imposée par la loi APER 2023, mobilise les techniciens photovoltaïque. Les data centers (Plaine Commune, Marcoussis, La Courneuve, Saint-Ouen-l’Aumône) recrutent massivement des électriciens industriels pour les salles blanches et les tableaux HT/BT. Enfin, la rénovation électrique des copropriétés en classes F-G DPE, sous pression de la loi Climat, ouvre un segment résidentiel soutenu.

Les enjeux du secteur Electricité

Quatre textes structurent 2026. La norme NF C15-100 (installations électriques basse tension en résidentiel et petit tertiaire) reste la colonne vertébrale : section des conducteurs, différentiels 30 mA, protections ICS, nombre de prises par pièce, mise à la terre. Une installation non conforme expose à un refus CONSUEL et à la non-garantie décennale.

La certification Qualifelec qualifie l’entreprise (indices E, MB, IRVE, PV) et conditionne l’accès aux marchés publics et à la plupart des grands comptes. Elle impose que l’entreprise emploie au moins un technicien détenant les attestations individuelles correspondantes (IRVE, photovoltaïque, domotique). La qualification IRVE AFNOR, obligatoire pour les bornes ≥ 3,7 kW en tertiaire ou copropriété (décret 2017-26), complète le paysage.

La loi APER 2023 (loi d’accélération de la production d’énergies renouvelables) impose la solarisation des toitures neuves de plus de 500 m² (tertiaire, industrie, entrepôts) et des ombrières de parking de plus de 1 500 m² à partir de 2025-2028. Couplée au décret tertiaire (−40 % de consommation en 2030) et au décret BACS (GTB sur bâtiments > 290 kW), elle transforme l’activité de l’électricien tertiaire.

Enfin, le CONSUEL (Comité National pour la Sécurité des Usagers de l’Électricité) délivre l’attestation de conformité obligatoire avant mise en service d’une installation neuve, d’une rénovation totale ou d’une installation photovoltaïque raccordée au réseau. L’électricien produit le Visa CONSUEL que le maître d’ouvrage transmet à Enedis pour obtenir la mise sous tension.

Pourquoi travailler dans le secteur Electricité

L’électricité offre deux trajectoires distinctes. Le profil installation bâtiment enchaîne chantiers neufs et rénovations avec une équipe constituée. Le profil industrie et intégration travaille sur sites de production, data centers, infrastructures de transport, avec une technicité automate, supervision et HT/BT plus élevée et une rémunération au-dessus du bâtiment classique.

La progression salariale suit la grille IDCC 1596 bâtiment et bascule sur l’IDCC 2609 ETAM pour l’encadrement :

Niveau Coefficient Profil Salaire brut mensuel 2026
Niveau I (IDCC 1596) 150 à 170 Électricien débutant (CAP Électricien ou Bac Pro MELEC) 1 850 à 2 050 €
Niveau II (IDCC 1596) 185 Électricien bâtiment confirmé (habilitation B1V/B2V/BR) 2 100 à 2 500 €
Niveau III (IDCC 1596) 210 Électricien qualifié (attestation IRVE ou photovoltaïque) 2 500 à 3 100 €
Niveau IV (IDCC 1596) 250 ou 270 Électricien industriel automaticien / intégrateur KNX Partner 3 100 à 3 800 €
ETAM (IDCC 2609) Chef d’équipe / conducteur de travaux électricité 3 400 à 4 500 €
Cadre Responsable d’affaires / ingénieur d’études 4 500 €+

Les avantages métier sont structurels sur le secteur. Véhicule utilitaire et outillage fournis dès le niveau II, prime panier 10 à 15 €/jour, indemnité de petits déplacements, astreintes rémunérées 150 à 400 €/semaine sur sites critiques (data centers, hôpitaux, sites industriels). Les grands intégrateurs électriciens (Cegelec, Spie, Ineo, Eiffage Énergie Systèmes, Bouygues E&S, Engie Solutions, Vinci Energies) proposent participation, intéressement et mutuelle famille.

La mobilité est largement ouverte : bâtiment ↔ industrie, installation ↔ bureau d’études, salarié → artisan (après 5 à 7 ans et Qualifelec entreprise). L’électricité reste le métier BTP avec la plus forte création d’artisans indépendants.

Évolution des compétences recherchées

Quatre virages techniques repositionnent le métier en 2026. Les profils qui les maîtrisent négocient 15 à 25 % au-dessus du coefficient de référence.

Les bornes de recharge IRVE sont le premier saut. La maîtrise des protocoles OCPP (Open Charge Point Protocol), de la supervision cloud (ChargePoint, Driveco, EVBox, Wallbox), des marques référence (Schneider EVlink, Legrand, Hager, Alfen, ABB) et du niveau AFNOR 2 ou 3 de l’attestation individuelle distingue l’électricien bâtiment en 2026. Le niveau 3 (DC) ouvre les postes station autoroute et flottes taxis/VTC.

Le photovoltaïque prend la seconde position. La maîtrise du dimensionnement, du câblage DC haute tension (jusqu’à 1 500 V sur les centrales), des onduleurs (SMA, Huawei, SolarEdge, Enphase, Kostal, Fronius) et des optimiseurs de puissance (TIGO, SolarEdge) devient un socle. La connaissance de la directive raccordement Enedis (procédure S21) et du Visa CONSUEL photovoltaïque est exigée dès le chantier résidentiel 3 kWc.

La domotique et la GTB transforment le tertiaire et le résidentiel haut de gamme. Les protocoles KNX, BACnet, Modbus, DALI (éclairage), Zigbee/Matter et les plateformes Desigo (Siemens), Honeywell Niagara, Schneider EcoStruxure, Wit glissent vers l’activité de l’électricien tertiaire. La certification KNX Partner, encore rare en France, apporte un différentiel salarial de 150 à 400 € bruts mensuels.

Enfin, les logiciels de CAO-DAO électrique (AutoCAD Electrical, SEE Electrical, eplan, Caneco BT pour les calculs de section et chutes de tension) et le BIM électricité (Revit MEP avec plugins Elec) transforment le poste de conducteur de travaux et d’ingénieur d’études. Savoir lire une maquette BIM, extraire un quantitatif électrique et produire un plan d’exécution accélère la promotion vers l’encadrement.

Formation et accès au secteur

L’électricité est accessible depuis trois voies : formation initiale en CFA ou lycée professionnel, formation adulte AFPA ou GRETA, reconversion POEI. Voici les parcours pour chacun des 5 métiers cibles.

Métier Formation principale Durée Voies d’accès
Électricien bâtiment CAP Électricien (RNCP 35302) + Bac Pro MELEC (RNCP 39228) ou Titre Pro EEB (AFPA, RNCP 37852) 2 à 3 ans post-3e ou 6 à 9 mois (AFPA) Apprentissage CFA, lycée pro, AFPA, POEI chez intégrateur
Électricien industriel Bac Pro MELEC ou Bac Pro MSPC + BTS Électrotechnique (RNCP 36942) ou BTS CRSA (Conception et Réalisation de Systèmes Automatiques) 3 ans post-3e + 2 ans post-bac Alternance industrielle, AFPA, passerelle depuis bâtiment confirmé
Technicien photovoltaïque Bac Pro MELEC + formation photovoltaïque (AFPA, Qualit’EnR, constructeurs SMA/Enphase) ou BTS FED option Domotique 3 ans + 2 à 4 semaines spécialisation Bac Pro MELEC + option solaire, reconversion électricien via CPF, POEI installateur PV
Chef d’équipe électricité Promotion interne + BP Installations et Équipements Électriques ou Licence Pro Gestion de Chantier 5 à 7 ans terrain + 1 an formation Promotion interne majoritaire, VAE, formation continue Constructys
Conducteur de travaux électricité BTS Électrotechnique ou BTS FED + Licence Pro Bâtiment ou DUT Génie Électrique et Informatique Industrielle Bac+2 à Bac+3 Alternance post-bac, promotion interne depuis chef d’équipe, école d’ingénieur (ESTP, INSA)

La reconversion adulte est très active. Trois viviers alimentent la filière : l’ex-plombier ou multitechnique bascule rapidement sur l’électricité bâtiment via Titre Pro AFPA + habilitation BR, l’ex-technicien industrie (automaticien, électromécanicien) rejoint l’électricien industriel ou la maintenance data center, le profil demandeur d’emploi intègre via POEI (400 heures) chez Cegelec, Spie, Ineo, Eiffage Énergie Systèmes, Bouygues E&S ou Engie Solutions, avec embauche en CDI à la sortie et attestation IRVE financée.

Les financements sont multiples : CPF (jusqu’à 8 000 € pour une reconversion complète), France Travail (AIF), Transitions Pro pour salariés en CDI, OPCO Constructys pour les salariés en poste, Plan de développement des compétences pour les PME.

Offres d'emploi récentes en Electricité

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Quels sont les métiers en Electricité ?

Le secteur Electricité regroupe plusieurs métiers aux profils variés, avec des niveaux de tension et de rémunération différents.

Découvrez les certifications nécessaires pour travailler dans ces métiers.

Voir toutes les fiches métiers Electricité →

Quelles certifications pour travailler en Electricité ?

Pour travailler dans le secteur Electricité, plusieurs certifications sont requises ou recommandées.

Certification Description
Habilitation électrique NF C18-510 (B0, H0, B1V, B2V, BR, BC, HC, H1V, H2V) Habilitation individuelle délivrée par l'employeur après formation en centre agréé et avis d'aptitude. Obligatoire pour toute intervention sur ouvrage ou installation électrique : travaux, essais, consignation, dépannage, surveillance. Formation 2 à 4 jours selon niveau (350 à 700 € HT). Validité 3 ans avec recyclage périodique obligatoire. Porte la mention basse tension (B) ou haute tension (H), avec suffixe V (voisinage), R (intervention générale), C (consignation). Exigée dans plus de 95 % des fiches de poste électricien.
Attestation de formation IRVE (niveau 1, 2 ou 3) Attestation individuelle délivrée à l'issue d'une formation agréée AFNOR (FFIE, AFPA, centres constructeurs Schneider, Legrand, Hager). Pré-requis pour qu'une entreprise soit qualifiée IRVE (l'entreprise doit employer au moins un technicien détenant l'attestation correspondant à son niveau de qualification). Niveau 1 : bornes ≤ 22 kW hors supervision (résidentiel, petite copro). Niveau 2 : bornes ≤ 22 kW avec supervision (parkings, commerces). Niveau 3 : bornes DC ≥ 22 kW en courant continu (stations autoroute). Formation 2 à 3 jours (450 à 900 € HT). Devient important pour l'électricien bâtiment en 2026.
AIPR (Autorisation d'Intervention à Proximité des Réseaux) Autorisation individuelle obligatoire (arrêté du 15 février 2012 modifié) pour toute intervention à proximité d'un réseau sensible (électrique, gaz, télécoms enterrés) en phase de travaux. Trois profils : Opérateur (exécution, QCM 40 questions), Encadrant (chef d'équipe ou de chantier, QCM 50 questions), Concepteur (bureau d'études). Validité 5 ans. Examen en ligne via plateforme agréée (~50 € HT). Exigée sur chantier neuf tertiaire, VRD et réseaux enterrés. Obligatoire pour l'électricien dès qu'il touche à un branchement public.
CACES R486 (nacelles élévatrices) - catégorie A ou B Certificat d'Aptitude à la Conduite En Sécurité (recommandation R486 de la CNAM) requis pour conduire les plateformes élévatrices mobiles de personnel (PEMP). Catégorie A : élévation verticale (ciseaux). Catégorie B : élévation multidirectionnelle (nacelles articulées, télescopiques). Test CACES en centre agréé OPPBTP ou équivalent (2 jours, 400 à 600 € HT). Validité 5 ans. Indispensable à l'électricien qui tire du câble en hauteur, installe des luminaires ou des bornes IRVE en parking couvert.
KNX Partner (certification individuelle domotique KNX) Certification individuelle délivrée par l'association internationale KNX après formation en centre agréé (ETSI KNX, AFPA, écoles constructeurs Schneider / Hager / ABB / Legrand). Valide la compétence du technicien à concevoir, paramétrer et mettre en service une installation domotique KNX : éclairage, stores, chauffage, sécurité, multimédia. Formation 5 jours (1 100 à 1 800 € HT) + examen théorique et pratique. Apporte un différentiel salarial significatif sur les postes domoticien, technicien GTB résidentielle et chef d'équipe électricité tertiaire.

Consultez les tendances 2026 du secteur pour anticiper les évolutions réglementaires.

Quelles tendances en Electricité en 2026 ?

L’électromobilité est le moteur structurant de 2026. La France compte 185 501 points de recharge IRVE ouverts au public fin décembre 2025 (Avere-France), en croissance de 20 % sur un an, auxquels s’ajoutent les bornes privatives en résidentiel et copropriété. Le Plan IRVE Île-de-France et l’obligation de pré-équipement des parkings tertiaires (article L111-3-8 du code de la construction) alimentent un flux continu d’installations. Les électriciens titulaires de l’attestation IRVE niveau 2 ou 3 négocient 15 à 20 % au-dessus de la grille IDCC 1596.

Le photovoltaïque prend une place équivalente. Enedis recense 1,23 million d’installations PV raccordées fin T3 2025 pour 26 395 MW cumulés, et 4,2 GW de puissance raccordée sur les 9 premiers mois de 2025 — un record trimestriel. Le décret solarisation des toitures et ombrières de parking (loi APER 2023) impose un déploiement sur le tertiaire et la logistique en 2025-2028. Les électriciens formés photovoltaïque et onduleurs (SMA, Huawei, SolarEdge, Enphase) prennent le lead.

Enfin, la domotique KNX et BACnet et la GTB résidentielle ou tertiaire (Desigo Siemens, Niagara Honeywell, EcoStruxure Schneider) glissent vers l’activité électricien. Les intégrateurs KNX Partner, encore rares en France, sont systématiquement recrutés en CDI dès la sortie de formation.

Besoin de recruter ? Découvrez les défis du recrutement dans ce secteur.

Comment recruter en Electricité ?

Le recrutement dans le secteur Electricité présente des défis spécifiques. Voici les problématiques rencontrées par les entreprises et les solutions que nous proposons.

Défi

Pénurie de profils qualifiés avec habilitations à jour

Solution One Tilt

Base de données One Tilt avec suivi certifications + sessions de mise à niveau express pré-embauche

Défi

Délais de recrutement qui s'allongent (3-4 mois)

Solution One Tilt

Processus de présélection technique One Tilt avec tests pratiques et vérification références terrain

Défi

Turnover élevé des missions temporaires (60% < 3 mois)

Solution One Tilt

Accompagnement transition intérim-CDI One Tilt avec suivi personnalisé et négociation progressive

Pour en savoir plus sur notre approche, découvrez nos solutions de recrutement.

Offres d'emploi

Offres d'emploi Electricité

Consultez nos offres actuellement disponibles dans ce secteur.

Pour une vision globale des besoins entreprises (budget, délais, zone et méthode), consultez aussi notre page cabinet de recrutement BTP et notre page agence intérim BTP en Île-de-France.

Pour vos recrutements en électricité, courant faible et sûreté, consultez aussi notre page cabinet de recrutement électricité et sécurité électronique.

FAQ

Questions fréquentes sur le secteur Electricité

Le travail d’un électricien consiste à concevoir, installer, raccorder et maintenir les réseaux électriques courant fort (énergie) et courant faible (télécoms, data, sécurité) dans le bâtiment et l’industrie. Il intervient du tableau général basse tension jusqu’aux appareils terminaux : éclairage, prises, chauffage, climatisation, photovoltaïque, bornes de recharge IRVE, domotique.

Les métiers de l’électricité couvrent cinq profils chez OneTilt. Côté installation : électricien bâtiment (résidentiel, tertiaire, copropriété) et électricien industriel (sites de production, armoires, automates). Côté spécialité : technicien photovoltaïque (panneaux, onduleurs, optimiseurs, autoconsommation). Côté encadrement : chef d’équipe électricité (conduite de chantier) et conducteur de travaux électricité (pilotage multi-chantiers, contrats).

Le salaire d’un électricien en 2026 s’échelonne de 1 850 € à 4 500 € bruts mensuels selon l’expérience, les spécialisations détenues (IRVE, PV, KNX) et la région (grille IDCC 1596 bâtiment, barèmes 2025-2026).

Un électricien débutant (niveau I, coefficient 150 à 170) démarre à 1 850 à 2 050 € bruts avec son CAP Électricien ou Bac Pro MELEC. Un électricien bâtiment confirmé (niveau II, coefficient 185) atteint 2 100 à 2 500 €. Un électricien qualifié avec attestation IRVE ou photovoltaïque (niveau III, coefficient 210) se situe entre 2 500 et 3 100 €. Un électricien industriel automaticien ou intégrateur KNX Partner (niveau IV, coefficient 250) dépasse 3 100 à 3 800 €. Un chef d’équipe ou conducteur de travaux électricité (ETAM IDCC 2609) se situe entre 3 400 et 4 500 € bruts.

En Île-de-France, la majoration atteint 10 à 15 %. Prime panier, véhicule et astreintes sont quasi systématiques dès le niveau III.

Les études pour devenir électricien démarrent au niveau 3 (CAP) et peuvent monter jusqu’au niveau 6 (Licence Pro). Trois paliers structurent le parcours classique.

Palier 1 : le CAP Électricien (2 ans post-3e, RNCP 35302) en apprentissage CFA ou lycée professionnel, voie d’accès la plus courante pour le bâtiment résidentiel. Palier 2 : le Bac Pro MELEC (Métiers de l’Électricité et de ses Environnements Connectés, 3 ans post-3e, RNCP 39228) qui prépare aux installations tertiaires, photovoltaïque, domotique et IRVE.

Palier 3 : le BTS Électrotechnique (2 ans post-bac, RNCP 36942) ou le BTS FED option Domotique et Bâtiments Communicants pour les postes industrie, bureau d’études, conduite de travaux. Pour les adultes en reconversion, le Titre Professionnel Électricien d’Équipement du Bâtiment (AFPA, niveau 3, 6 à 9 mois) est la voie la plus rapide et financée par France Travail ou CPF.

Une borne IRVE (Infrastructure de Recharge pour Véhicule Électrique) est une installation électrique dédiée à la recharge sécurisée des véhicules électriques ou hybrides rechargeables. Elle se décline en trois grandes familles selon la puissance.

Les bornes AC jusqu’à 22 kW (triphasé) couvrent le résidentiel, la copropriété et les parkings tertiaires (recharge 4 à 8 heures). Les bornes DC 22 à 50 kW équipent les parkings logistiques et petites stations. Les bornes DC 50 à 400 kW (HPC, High Power Charging) équipent les stations autoroutières et les flottes taxis-VTC.

L’installation d’une borne IRVE supérieure à 3,7 kW en copropriété ou en tertiaire doit être réalisée par un électricien titulaire de l’attestation IRVE (niveau 1, 2 ou 3 selon la puissance et la supervision), employé par une entreprise qualifiée IRVE par Qualifelec, AFNOR ou Qualit’EnR. Obligation imposée par le décret 2017-26 et ses arrêtés d’application.

Être électricien est difficile si vous n’avez pas de base sécurité ni de pratique chantier régulière, mais le métier reste accessible avec une progression structurée.

La difficulté vient surtout de la sécurité, de la lecture des schémas et du rythme chantier. Les débouchés restent solides en installation, maintenance, IRVE et rénovation énergétique.

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