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Convention collective du paysage (IDCC 7018) : le guide complet

· 8 min de lecture

Qu’est-ce que la convention collective du paysage ?

La convention collective nationale des entreprises du paysage (IDCC 7018, brochure 3617), signée le 10 octobre 2008, fixe les règles du jeu de toute la filière : qui est classé à quel niveau, ce qu’on doit payer au minimum, comment s’organise le temps de travail sur l’année. Particularité qui surprend presque tous ceux qui viennent du bâtiment : elle relève du régime agricole, avec une affiliation MSA et non Urssaf. Ce guide n’est pas un résumé juridique de plus : chez One Tilt, cabinet de recrutement spécialisé en espaces verts et paysage, cette convention passe entre nos mains à chaque brief client, et on vous raconte aussi ce que les employeurs en font réellement.

Qui relève de la convention collective du paysage ?

Relèvent de la convention du paysage les entreprises dont l’activité principale est la création, l’aménagement et l’entretien d’espaces verts et de jardins, y compris les terrains de sport, la voirie paysagère, l’élagage, l’arrosage automatique ou le paysagisme d’intérieur.

Deux frontières créent régulièrement des erreurs de rattachement :

  • La frontière avec le bâtiment. Un maçon paysagiste salarié d’une entreprise du paysage relève de la convention du paysage ; le même métier dans une entreprise de maçonnerie relève du bâtiment. C’est l’activité principale de l’entreprise qui décide, pas l’intitulé du poste. Conséquence concrète : pas de caisse de congés payés ni de régime intempéries du BTP dans le paysage, la météo se gère par la récupération et l’organisation annuelle du temps de travail.
  • La frontière avec le public. Les agents d’espaces verts des collectivités relèvent de la fonction publique territoriale, pas de cette convention. La différence de statut, de salaire et de quotidien est détaillée dans notre article jardinier paysagiste ou agent d’espaces verts.

Autre conséquence du rattachement agricole : les cotisations et la médecine du travail passent par la MSA, et certains dispositifs du régime général ne s’appliquent pas tels quels. Un point à connaître quand on vient du BTP.

Comment fonctionne la classification : O1 à O6, TAM et cadres ?

La classification du paysage repose sur trois familles : les ouvriers (positions O1 à O6), les techniciens et agents de maîtrise (TAM) et les cadres. Le coefficient ne récompense pas l’ancienneté mais le niveau de technicité et d’autonomie réel :

  • O1 à O3 : de l’ouvrier débutant à l’ouvrier qui exécute des travaux courants sous consignes, en création comme en entretien ;
  • O4 : l’ouvrier qualifié, autonome sur son poste, capable d’organiser son travail sur un chantier ou une tournée ;
  • O5 et O6 : l’ouvrier hautement qualifié qui maîtrise plusieurs techniques, guide les autres et peut représenter l’entreprise chez le client ;
  • TAM : chefs d’équipe et postes de maîtrise, entre l’exécution et l’encadrement ;
  • Cadres : conducteurs de travaux, chargés d’affaires, direction.

En pratique, le coefficient annoncé dans un brief dit beaucoup du poste : un recrutement « O4 » n’attend pas le même candidat qu’un « O2 », et les candidats du secteur savent exactement à quoi chaque position correspond. Sur les briefs espaces verts que nos clients nous confient, environ un sur cinq cite explicitement la grille de la convention dans sa partie rémunération (« 1 900 € brut, coefficient O4 », « 2 200 € base UNEP »), et ce sont presque toujours les recrutements les mieux calibrés : le candidat sait où il met les pieds, l’employeur sait ce qu’il achète. Servez-vous de ce langage commun dans vos annonces.

Le mot de One Tilt

Sur nos recrutements espaces verts, les candidats connaissent cette grille par cœur, souvent mieux que les employeurs. Les entreprises qui recrutent bien se positionnent au-dessus des minima (nos briefs 2026 vont de 1 800 à 2 600 € brut mensuels de l’ouvrier au chef d’équipe, quand la grille démarre au SMIC), annoncent le coefficient dans l’annonce, et jouent sur ce que la convention ne prévoit pas : la prime pour le salarié qui conduit le camion, les heures supplémentaires réellement payées, le matériel récent. C’est là que se gagnent les bons profils, pas sur les minima.

Vous recrutez sous la convention du paysage ?

Ouvriers, élagueurs, chefs d’équipe, encadrement : nous positionnons chaque brief par rapport à la grille, et un consultant vous rappelle sous 24 h.

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Salaires, paniers et déplacements : que prévoit la convention ?

La convention fixe un salaire minimum pour chaque position, revalorisé par avenant (le dernier en date s’applique depuis mi-2026), ainsi qu’un minimum garanti (MG) qui sert de base de calcul aux indemnités : panier repas et indemnités de petits déplacements par zones. Les montants à jour, position par position, avec les paniers et les zones de déplacement chiffrés, sont dans notre grille de salaire paysage 2026, et les fourchettes réellement pratiquées en Île-de-France dans notre guide pour recruter en espaces verts.

S’y ajoute une prime d’ancienneté conventionnelle, qui progresse par paliers au fil des années passées dans l’entreprise, et des congés supplémentaires pour les très longues anciennetés. Le détail exact des paliers figure dans le texte de la convention, accessible sur Légifrance.

Ce que nos briefs révèlent de la pratique réelle : environ un employeur sur trois détaille les paniers et le MG dès le brief, signe que ces indemnités font partie intégrante de la négociation ; à l’inverse, le 13e mois reste rare dans le paysage, moins d’un brief sur vingt en propose un. Conséquence directe pour un employeur : offrir un 13e mois, ou une prime de participation chiffrée, vous démarque immédiatement de la quasi-totalité des annonces concurrentes, à salaire de base égal.

Comment fonctionne le temps de travail : annualisation, heures supplémentaires, intempéries ?

Le temps de travail est de 35 heures hebdomadaires, mais la convention permet de l’organiser sur l’année, et c’est le sujet qui compte vraiment dans ce métier : les grosses semaines du printemps et de l’été se compensent avec les creux de l’hiver, dans les limites fixées par l’accord d’entreprise ou les dispositions conventionnelles.

Pour les heures supplémentaires décomptées au-delà de la durée légale, les majorations sont de 25 % de la 36e à la 43e heure, puis 50 % au-delà. Sur nos briefs, un employeur sur sept environ annonce l’annualisation dès la présentation du poste ; les autres jouent la carte inverse, les heures supplémentaires payées chaque mois, et c’est l’argument qui fait mouche : quand un de nos clients en fait son principal levier de rémunération, il le sort dès le premier échange candidat, avant même le salaire de base. Les deux modèles sont conformes ; ce qui ne pardonne pas, c’est le flou entre les deux.

Côté météo, pas de caisse intempéries comme dans le BTP : les arrêts pour intempéries se gèrent par la récupération et l’annualisation. Un intérimaire, lui, n’est payé que sur les heures effectuées, ce qui explique pourquoi beaucoup d’entreprises du paysage couvrent leurs pics avec des renforts : notre article sur l’intérim côté entreprise détaille cet arbitrage.

Période d’essai, préavis, rupture : quelles règles ?

La période d’essai suit le statut : 2 mois pour les ouvriers et employés, 3 mois pour les techniciens et agents de maîtrise, 4 mois pour les cadres, renouvelables une fois si le contrat le prévoit. Rappel utile côté employeur : si le salarié arrive après une mission d’intérim sur le même poste, la durée de mission se déduit de l’essai.

Les préavis de démission et de licenciement progressent avec l’ancienneté et le statut : de l’ordre d’une semaine pour un ouvrier récent à un mois au-delà de six mois d’ancienneté, et jusqu’à trois mois pour un cadre. L’indemnité de licenciement suit le régime légal : un quart de mois de salaire par année d’ancienneté pour les dix premières années, un tiers au-delà.

Congés, prévoyance et frais de santé : quels droits ?

Les congés payés s’acquièrent au rythme classique de 2,5 jours ouvrables par mois travaillé. La branche impose par ailleurs une couverture prévoyance (décès, incapacité, invalidité) et une complémentaire santé obligatoire, financée au moins pour moitié par l’employeur. Dans les entretiens que nous menons, la mutuelle de branche et sa prise en charge font partie des points que les candidats comparent réellement entre deux offres, au même titre que les paniers.

Pour un employeur qui vient du régime général, la bascule MSA change les interlocuteurs (cotisations, visites médicales, arrêts de travail) : anticipez-le dans votre organisation de paie, ou faites-le porter par l’agence d’intérim le temps des renforts, comme le permet notre agence d’intérim BTP et espaces verts.

Questions fréquentes sur la convention collective du paysage

La convention collective d’un paysagiste salarié d’une entreprise privée est la convention nationale des entreprises du paysage (IDCC 7018, brochure 3617), dès lors que l’activité principale de l’employeur est la création ou l’entretien d’espaces verts. Un paysagiste salarié d’une entreprise de bâtiment relève en revanche de la convention du bâtiment, et un agent en collectivité de la fonction publique territoriale.

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Nous connaissons la grille par cœur et les employeurs qui paient au-dessus : déposez votre CV, nos consultants reviennent vers vous avec des offres au bon coefficient.

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IDCC 7018 est l’identifiant officiel de la convention collective nationale des entreprises du paysage. C’est ce numéro qui figure sur les bulletins de paie des salariés de la filière, et la série 7000 signale une convention du monde agricole : les entreprises du paysage cotisent à la MSA, pas à l’Urssaf.

La période d’essai d’un ouvrier paysagiste en CDI est de 2 mois, renouvelable une fois si le contrat de travail le prévoit. Elle passe à 3 mois pour un technicien ou agent de maîtrise et à 4 mois pour un cadre. Si le salarié a d’abord travaillé sur le poste en intérim, la durée de ses missions se déduit de la période d’essai.

Un ouvrier paysagiste qualifié et autonome se positionne généralement en O4, les positions O5 et O6 correspondant aux ouvriers hautement qualifiés qui maîtrisent plusieurs techniques et guident les autres. Les minima de salaire associés à chaque position sont détaillés dans notre grille de salaire paysage 2026.

L’annualisation permet de répartir les 35 heures hebdomadaires en moyenne sur l’année : les semaines hautes de la saison compensent les semaines basses de l’hiver, dans les limites fixées par l’accord applicable. Les heures qui dépassent le cadre restent des heures supplémentaires majorées, à 25 % de la 36e à la 43e heure et 50 % au-delà.

Non, la convention du paysage ne s’applique pas aux agents d’espaces verts des collectivités : ils relèvent de la fonction publique territoriale, avec ses grilles indiciaires et ses concours. Elle ne concerne que les salariés des entreprises privées du paysage.

Chez One Tilt, cabinet de recrutement et d’intérim spécialisé en espaces verts et paysage en Île-de-France, nous positionnons chaque recrutement par rapport à cette convention. Découvrez comment nous recrutons vos paysagistes ou confiez-nous votre besoin.

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